Sans Cézanne et sans André Masson et ses liens avec André Malraux, la seule route classée de France n'existerait pas !

Si, dans un premier temps, le 27 janvier 1958, le château du Tholonet et ses abords sont inscrits à l’inventaire des sites protégés, il n’était pas alors question de « la route ».

C’est à l’amitié d’André Malraux et d’André Masson que l’on doit le classement de la route Cézanne. En effet, celui qui deviendra ministre de la culture rendait visite à son ami peintre, installé le long de cette route, et fréquentait ces lieux appréciés de tous deux.

Lorsque André Malraux devint Ministre d’Etat, il déclara la route qui relie Aix-en-Provence à la commune du Tholonet « site classé » (arrêté du 30 Mai 1959), la seule route classée de France. Le 17 juillet de la même année, André Malraux prend un décret qui baptise cette route « la Route Cézanne ». Ce décret établit une zone de protection inconstructible de cinquante mètres de part et d’autre de la route, sur une longueur de 4km690.

Par la suite, sous l’impulsion d’André Masson, d’autres mesures suivront : l’inscription à l’inventaire des sites protégés du versant sud de Sainte-Victoire (1er mars 1963) ; complété par le classement de certaines parcelles (9 janvier 1964) et enfin le décret instaurant une zone de protection sur le versant sud de Sainte-Victoire (5 avril 1966).

Un tel ensemble de mesures témoignent de l’importance des enjeux paysagers, patrimoniaux et culturels. Et si l’on veut préserver les paysages que les œuvres de Cézanne ont rendu célèbre dans le monde entier, le respect dans la durée de ces mesures s’impose à tous.

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